Prisons, Uilpa Police pénitentiaire : un détenu de 54 ans s'est suicidé à Rome Rebibbia

Naples, 19 juillet (LaPresse) – Un détenu de 54 ans s'est donné la mort dans la prison de Rebibbia à Rome. La nouvelle a été annoncée par le secrétaire général de l'Uilpa Polizia penitenziaria, Gennarino De Fazio.L'homme, un Romain de 54 ans, « travaillait dans les cuisines de la prison jusqu'à il y a quelques mois. Ce matin, explique M. De Fazio, il a été retrouvé pendu dans sa cellule individuelle au premier étage du quartier G-12 de la prison de Rebibbia à Rome. Il s'agit du 41e détenu qui se suicide depuis le début de l'année (plus un admis au travail à l'extérieur et un autre dans un Rems), auxquels il faut ajouter trois agents, pour un total de 44 morts en prison et par prison. Le système pénitentiaire italien inflige une peine de mort de fait et touche indistinctement les détenus et les agents. Les premiers indépendamment du crime qu'ils ont pu commettre, les seconds pour la seule « faute » d'être au service de l'État ». De Fazio rappelle qu'à Rebibbia, « 1 565 détenus sont entassés dans une prison dont la capacité est de 1 068 places, soit une surpopulation de plus de 143 %. De plus, la charge carcérale, y compris le surplus, est gérée par seulement 650 agents de police pénitentiaire (souvent uniquement sur le papier) pour un besoin d'au moins 1 137 agents (chiffre du Département de l'administration pénitentiaire). Il en résulte des charges de travail exorbitantes et impossibles à accomplir dans leur intégralité, ainsi que des horaires de travail illimités, avec restriction de droits, y compris constitutionnels. Plutôt que des palliatifs estivaux, le ministre de la Justice et l'ensemble du gouvernement devraient adopter des mesures immédiates pour réduire concrètement la densité carcérale et renforcer les effectifs de la police pénitentiaire, dont les agents sont de plus en plus en sous-effectif dans les prisons, au point de subir un caporalat d'État avec des horaires pouvant aller jusqu'à 26 heures sans interruption, bien loin des discours du gouvernement ».