Rome, 12 déc. (LaPresse) – « Nous examinons l’expertise Albani ligne par ligne ; il manque une vingtaine de pages. Pour chaque affirmation d’Albani, nous notons si nous la considérons entièrement partageable, partiellement, ou si elle mérite des questions approfondies. Nous avons préparé une série de demandes, de clarifications, des questions posées calmement, non polémiques et certainement pas destinées à renverser le résultat de cette expertise. Il y a une dizaine de questions : aujourd’hui nous terminerons la liste des questions. » C’est ce qu’a déclaré aux journalistes l’avocat d’Andrea Sempio, Liborio Cataliotti, en entrant dans le laboratoire Genomica à Rome. Selon l’avocat, l’expertise, « lorsqu’elle a été ordonnée, semblait devoir être la preuve qui accuserait l’assassin. C’est ainsi qu’elle était présentée : la preuve du dernier contact que la pauvre victime a eu avec l’assassin. L’expertise a révélé, ou s’est révélée, tout autre chose : avec le recul, c’est un pistolet à eau. À l’époque, c’était un pistolet fumant ; maintenant, c’est un pistolet à eau. » « Et je le répète, » conclut-il, « c’est une preuve, dans une perspective d’accusation, totalement inutile. Évidemment, ce n’est même pas une preuve en défense, c’est de l’eau qui coule sous les ponts. De l’eau. »

© Copyright LaPresse