Milan, 15 janvier (LaPresse) – La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné l'Italie dans le cadre de l'affaire Riccardo Magherini, décédé le 3 mars 2014 à Florence lors d'une interpellation par les carabiniers. La Cour de Strasbourg a estimé à l'unanimité qu'« il y a eu deux violations de l'article 2 (droit à la vie/enquête) de la Convention européenne des droits de l'homme ». Magherini « est décédé après que les carabiniers l'aient immobilisé et menotté, le maintenant en position couchée pendant environ 20 minutes. La Cour a estimé que le fait que les carabiniers aient maintenu R.M. au sol en position couchée pendant environ 20 minutes après son immobilisation initiale, et même après qu'il ait apparemment perdu connaissance, n'était absolument pas nécessaire », souligne la CEDH, qui rapporte également avoir « constaté des lacunes dans l'enquête qui a suivi (en ce qui concerne son indépendance), dans la formation des forces de l'ordre aux techniques d'immobilisation et dans les lignes directrices en vigueur en Italie à l'époque pour mettre les personnes en position couchée avec un risque minimal pour leur santé et leur vie ». La Cour précise toutefois qu'elle ne s'est pas prononcée sur la responsabilité pénale des personnes impliquées dans l'incident et qu'elle « ne remet pas en cause les décisions des tribunaux italiens, qui ont finalement acquitté les quatre carabiniers impliqués dans l'incident ».