Naples, 31 janvier (LaPresse) – « Dans une dynamique de dialectique civile, les arguments en faveur de la réforme devraient être opposés à ceux qui s'y opposent : pas de slogans selon lesquels, avec la réforme, les juges dépendront de la politique, la justice sera contrôlée par le gouvernement, le gouvernement prétendra à l'impunité. Car nous savons qu'il n'y a pas une seule ligne dans le texte soumis au référendum qui aille dans ce sens. Relancer ces slogans est, à mon avis, particulièrement grave si cela est fait par ceux qui, dans la vie quotidienne, rendent justice dans des cas concrets ». C'est ce qu'a déclaré Alfredo Mantovano, sous-secrétaire à la présidence du Conseil, lors de la cérémonie d'inauguration de l'année judiciaire à Naples. « Je vous demande, a ajouté M. Mantovano, si l'âpreté du conflit doit faire dégénérer le débat au point d'évoquer le risque qu'une fois la réforme approuvée, des innocents soient également tués par les forces de police en Italie, comme c'est le cas à Minneapolis. Ou de lancer des alertes sur de prétendues activités d'espionnage au détriment des magistrats italiens pour un programme, datant d'il y a sept ans, qui dispose de systèmes de mise à jour automatiques et n'utilise la caméra que sur impulsion de la personne concernée, comme c'est le cas pour toute connexion Internet. Ou, pour rester sur la dernière perle, d'affirmer, de manière incompréhensible, que la réforme compromet la lutte contre la criminalité mafieuse. Une partie importante de la magistrature est de plus en plus consciente de cette dérive et s'en dissocie de manière croissante et publique, malgré l'ostracisme et les interdictions.