Milan, 1er février (LaPresse) – La police a procédé à 3 arrestations et déposé 24 plaintes suite aux affrontements qui ont eu lieu hier à Turin. À la suite des attaques contre les forces de l'ordre, au cours desquelles une centaine d'agents ont été blessés, la Digos (division des enquêtes générales et des opérations spéciales) de la préfecture de police de Turin a arrêté en flagrant délit deux Italiens âgés de 31 et 35 ans, soupçonnés d'avoir résisté et fait usage de violence à l'encontre d'un agent de la force publique. Un jeune homme de 22 ans, originaire de la province de Grosseto, a été arrêté en flagrant délit différé pour complicité de blessures corporelles à un agent de la force publique en service lors de manifestations : le jeune homme a en effet été identifié, grâce à l'analyse de certaines vidéos, parmi les membres du groupe responsable de l'agression violente d'un agent de la police d'État du Reparto Mobile de Padoue. Le jeune homme de 22 ans a également été dénoncé pour violence à l'encontre d'un agent public pour les mêmes faits, ayant été filmé à une autre occasion en train de lancer des objets contondants contre les forces de l'ordre, ainsi que pour vol en bande organisée, faisant partie du groupe qui, en plus de causer des blessures au policier, l'a également dépouillé de son bouclier, de son U-bot et de son masque à gaz. Au cours des violentes agressions contre les forces de l'ordre, les agents de la police nationale ont également réussi à intercepter 24 personnes, qui ont été conduites au commissariat central de Turin où elles ont été identifiées et dénoncées pour divers motifs : résistance à un agent de la force publique, port d'armes inappropriées, déguisement et non-respect des mesures prises par les autorités. Divers matériel de déguisement, des objets pouvant servir à blesser tels que des pierres (conservées dans des sacs à dos), des clés anglaises, des frondes et des couteaux ont été saisis. La manifestation nationale d'hier, organisée en réponse à l'évacuation du siège d'« Askatasuna » le 18 décembre dernier, a vu les deux cortèges partis des gares de Porta Susa et Porta Nuova rejoindre, vers 16 heures, dans le corso Cairoli, celui parti du siège universitaire du Palazzo Nuovo, composé des collectifs universitaires et de la plupart des centres sociaux de tout le territoire national ; le cortège, qui a rassemblé au total 20 000 personnes, a ensuite poursuivi sa route vers le Corso San Maurizio.

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