Rome, 5 avril (LaPresse) – « La mort guette toujours. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit ». Ainsi s’exprimait le pape Léon XIV dans l’homélie de la messe de Pâques sur la place Saint-Pierre. « Dans cette réalité – a ajouté le pape –, la Pâque du Seigneur nous invite à lever les yeux et à ouvrir notre cœur. Elle continue de nourrir dans notre esprit et dans le cours de l’histoire la graine de la victoire promise. Elle nous met en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les apôtres, pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans chaque mort que nous vivons, il y a aussi de la place pour une nouvelle vie qui surgit. Le Seigneur est vivant et reste avec nous. À travers les brèches de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres, il confie notre cœur à l’espérance qui nous soutient : le pouvoir de la mort n’est pas le destin ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude, car en Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités ».

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