Rome, 7 avril (LaPresse) – L'audience devant la Cour de cassation concernant Alessandro Impagnatiello, déjà condamné à la réclusion à perpétuité pour le meurtre de sa compagne Giulia Tramontano, enceinte de sept mois, est prévue pour demain. Les faits remontent au 27 mai 2023, lorsque la femme a été tuée de dizaines de coups de couteau à l'intérieur du domicile qu'ils partageaient à Senago, dans la région milanaise. L'ancien barman a vu sa condamnation à la prison à perpétuité confirmée en appel, bien que la circonstance aggravante de la préméditation ait été écartée. Cette dernière, qui n'avait pas été retenue initialement par la juge d'instruction Angela Minerva, avait en revanche été prise en compte en première instance, au même titre que d'autres éléments, notamment la relation affective et la cruauté particulière de l'acte. C’est précisément la question de la préméditation qui sera au centre de l’examen devant la Cour suprême, appelée à se prononcer sur le pourvoi. L’accusé, qui a avoué le crime, aurait, selon l’accusation, planifié le meurtre depuis longtemps, allant jusqu’à administrer à sa compagne, à son insu, des substances toxiques après avoir effectué des recherches en ligne dès la fin de l’année 2022. La Cour d’appel est d’un avis différent, estimant que l’homme aurait eu l’intention d’interrompre la grossesse, qu’il considérait comme un problème, sans pour autant avoir initialement l’intention de tuer la femme. Les juges d'appel ont par ailleurs rejeté la demande de la défense, représentée par l'avocate Giulia Gerardini, visant à recourir à la justice réparatrice, estimant que l'accusé n'avait pas encore « développé une réelle prise de conscience critique des raisons et des pulsions à l'origine de son geste, ni engagé un véritable processus de responsabilisation et de réélaboration personnelle ».

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