Florence, 9 mai (LaPresse) – Le tribunal de Florence a acquitté trois militants d'Ultima Generazione, défendus par l'avocat Dell'Aquila, qui étaient accusés d'entrave au service public, de manifestation non autorisée et de violation de l'obligation de résidence pour l'action menée le 13 février 2024 aux Offices, lors de laquelle des images de l'inondation de Campi Bisenzio (Florence) ont été collées avec du ruban adhésif en papier sur la vitrine protégeant la « Naissance de Vénus » de Botticelli. C'est ce qu'annonce Ultima Generazione, expliquant que cette action s'inscrivait dans le cadre de la campagne « Fondo riparazione », qui demandait la création d'un fonds de 20 milliards d'euros pour indemniser les citoyens touchés par des catastrophes climatiques telles que les inondations et la sécheresse. L'acquittement des trois militants « est le 75e pour les actions d'Ultima Generazione », souligne-t-on, mais il « ne concerne pas l'amende de 20 000 euros par personne reçue en vertu du soi-disant « décret anti-vandalisme », qui prévoit des sanctions de 10 000 à 60 000 euros pour ceux qui dégradent ou endommagent des biens culturels ». Ultima Generazione qualifie ce décret de « loi inutile d'un point de vue juridique : le délit de dégradation était déjà punissable par le code pénal, mais ne pouvait être retenu car il n’y avait jamais eu de dégradation », et « on a alors décidé de punir le barbouillage et donc aussi le ruban adhésif en papier », un « décret taillé sur mesure pour nous, comme l’a dénoncé Amnesty International, dans le seul but de criminaliser l’activisme climatique ».