Milan, 11 mai (LaPresse) – L'avocat de la famille Poggi, Gian Luigi Tizzoni, se dit « un peu surpris » par la « multitude de rencontres et d'échanges vraiment très fréquents » entre les enquêteurs, le parquet de Pavie et « la défense » d'Alberto Stasi qui ressortiraient des pièces du dossier d'enquête sur Andrea Sempio. L'avocat, qui a obtenu samedi une copie des documents, s'exprime ainsi en réponse aux questions des journalistes qui l'ont interpellé à la sortie du tribunal de Milan. Répondant aux « accusations » portées ces dernières heures contre la famille de Chiara Poggi, accusée de s'opposer à l'enquête sur Sempio et d'avoir changé de version au fil du temps, Tizzoni affirme que « la maison des Poggi a toujours été mise à disposition, peut-être même à l'occasion où ils ont installé les fameuses micros dont nous avons eu confirmation » dans les journaux avec les écoutes téléphoniques des membres de la famille. « La collaboration a toujours été maximale et conforme au devoir », mais la mère, le père et le frère de Chiara Poggi (défendu par son confrère Francesco Compagna) seraient « particulièrement peiné et démoralisés d’avoir vu à quel point cette enquête a été unidirectionnelle, visant essentiellement à réfuter la responsabilité de Stasi qui a été établie dans ce palais (il désigne le tribunal de Milan, ndlr), puis en Cassation, confirmée à plusieurs reprises tant par la Cour suprême que par la Cour européenne des droits de l’homme ». « L’idée » de la famille est donc « que le parquet de Pavie – conclut-il – s’acharne à tenter de réfuter ce qui a déjà été établi dans les salles d’audience », mais qu’il l’aurait fait « d’une manière assez décevante car, d’après ce que je lis, il s’agit d’un travail qui peut sembler titanesque mais qui ne touche pas aux points centraux de l’affaire » et des procès déjà menés au cours des 19 dernières années.