Milan, 11 mai (LaPresse) – Le parquet de Pavie a mené une autre enquête sur le meurtre de Garlasco, dont on n'a rien su pendant 13 ans. Elle a été ouverte contre X en 2013 sur la base d'une « plainte-réclamation » déposée par la « défense du condamné » Alberto Stasi, à une époque où l'ancien compagnon de Chiara Poggi était encore en liberté et n'avait même pas encore comparu lors du deuxième procès en appel, celui de la première condamnation. C'est une circonstance qui ressort des pièces du dossier concernant Andrea Sempio, dans un mémoire déposé par le procureur adjoint Stefano Civardi avec les procureures Valentina De Stefano et Giuliana Rizza. Au cours du « déroulement de la procédure » de l’affaire Garlasco, écrivent les procureurs de Pavie, « une deuxième procédure a été ouverte auprès de ce même bureau ». Elle porte le numéro de registre 255/2013 et a été ouverte contre X. Son classement sans suite a été demandé le 3 décembre 2015, deux semaines avant que la condamnation à 16 ans de prison de Stasi ne devienne définitive avec l’arrêt de la Cour de cassation, au motif que « le meurtre de Chiara Poggi fait déjà l’objet d’une autre procédure pénale à l’encontre d’un suspect identifié ». « À ce jour – poursuivait la demande de classement sans suite – aucun élément n’est apparu permettant d’envisager d’autres responsabilités à la charge de tiers ». Demande de classement sans suite qui a été acceptée par le juge d’instruction de Pavie près de trois ans plus tard, le 2 janvier 2018.