Affaire Garlasco : le Garant de la protection de la vie privée : « Il faut mettre un terme à cette médiatisation incessante et morbide »

Rome, le 15 mai (LaPresse) – « Le Garant de la vie privée prend acte du retrait du reportage télévisé concernant les entretiens entre Alberto Stasi et son avocat et réitère son appel ferme aux médias pour qu’ils respectent la législation en matière de protection des données à caractère personnel et les règles déontologiques des journalistes, ainsi que les garanties constitutionnelles. La présence, sur une plateforme télévisée en ligne, de l’enregistrement audio et de la transcription des conversations entre Stasi et son avocat de la défense, interdites par le Code de procédure pénale, a également été dénoncée ces dernières heures par l’Union des chambres pénales italiennes. En ce qui concerne les faits de Garlasco, on assiste à une spectacularisation continue et morbide d’une affaire d’actualité, en contradiction avec le principe d’essentialité de l’information et susceptible de dépasser le respect nécessaire de la personne et de sa dignité. Il s’agit d’une limite qui doit être garantie non seulement à la victime et à ses proches, mais aussi aux suspects et à toutes les personnes qui, à divers titres, se trouvent impliquées ou mentionnées dans le récit médiatique ». C'est ce qu'indique le Garant de la vie privée dans une note dans laquelle il explique qu'il « continue de surveiller l'affaire, notamment à la lumière des plaintes reçues des personnes concernées, et se réserve le droit d'intervenir davantage au-delà des enquêtes déjà ouvertes, y compris à l'encontre d'éventuels utilisateurs de contenus acquis ou diffusés illicitement » et rappelle « que même la reproduction, le partage ou la diffusion ultérieure de contenus acquis de manière illicite peuvent constituer une violation de la réglementation en matière de protection des données à caractère personnel ».