Imperia, décès de Beatrice : son corps sans vie a été transporté en voiture sur plusieurs kilomètres

Gênes, 31 mai (LaPresse) – « N’allez pas à l’école parce qu’il s’est passé un truc grave », puis le trajet en voiture de Perinaldo à Montebruno, sur les hauteurs de Bordighera : c’est le souvenir des paroles prononcées par Emanuel Iannuzzi, arrêté hier pour la mort de la petite Beatrice à Bordighera le 9 février dernier, qui ressortiraient du témoignage de la grande sœur de la fillette, entendue ces derniers mois dans le cadre de l’enquête sous protection. C'est dans ces mots que les enquêteurs d'Imperia ont cristallisé le contexte de maltraitances et de coups répétés infligés à la petite fille, âgée de seulement deux ans, décédée des suites de ses blessures chez l'homme. Puis, le lundi 9 février au matin, elle a été ramenée à Bordighera en voiture. Au volant, toujours d’après les reconstitutions faites à partir des témoignages des fillettes croisés avec d’autres éléments cruciaux de l’enquête, notamment les caméras de surveillance et les relevés téléphoniques, se trouvait la mère, Emanuela Aiello, qui aurait enveloppé la petite Beatrice dans une couverture, déjà décédée selon l'heure indiquée par les premiers résultats de l'autopsie, et l'aurait mise dans la voiture avec ses deux sœurs pour rentrer chez elle, à Montenero, d'où elle a appelé le 118 : mais il était déjà trop tard.