Affaire Purgatori : le juge d'instruction se prononce sur le renvoi en jugement des médecins : « Ils n'ont pas diagnostiqué de myocardite »

Rome, le 10 juin (LaPresse) – La juge d'instruction de Rome, Paola Petti, dans son ordonnance de renvoi en jugement de quatre médecins accusés du décès du journaliste Andrea Purgatori, décédé le 19 juillet 2023, souligne que les prévenus auraient joué un rôle déterminant dans « le non-reconnaissance d’une endocardite infectieuse » qui, si elle avait été diagnostiquée à temps, aurait permis des soins appropriés et « une prolongation significative de la vie du patient ». Dans le décret, la juge souligne que « l’ensemble des éléments de preuve recueillis – qui pourront être utilement approfondis lors de la phase de jugement – permet de formuler une prévision raisonnable de condamnation pour tous les accusés ». Au cœur de l’enquête se trouve une IRM réalisée le 8 mai 2023, au cours de laquelle des métastases cérébrales ont été diagnostiquées, puis jugées inexistantes. Pour le juge d’instruction, cette erreur aurait entraîné « une grave erreur dans l’approche diagnostique et thérapeutique », orientant le patient vers des traitements de radiothérapie inutiles et retardant les examens nécessaires pour identifier la véritable pathologie. Le juge souligne que les professionnels de santé auraient dû envisager un « diagnostic différentiel, en évaluant également l’hypothèse ischémique ». La décision précise en effet que « les trois accusés sont reprochés de ne pas avoir respecté la règle qui suggérait de prendre en considération d’autres hypothèses diagnostiques, en indiquant celle des métastases cérébrales comme l’une des possibilités et non comme la seule envisageable ». Selon le décret, les examens disponibles dès le mois de mai faisaient déjà apparaître des éléments compatibles avec des lésions ischémiques.