Rome, 10 juin (LaPresse) – « Le lien entre synodalité et mission devient évident lorsqu’on considère la complexité du contexte dans lequel nos Églises sont appelées à annoncer et à témoigner du Christ : seule la coresponsabilité différenciée des chrétiens peut permettre un discernement et un engagement adéquats. » C’est ce que l’on lit dans les lignes d’orientation pour la mise en œuvre du document de synthèse du Chemin synodal des Églises en Italie, document approuvé par la 82e Assemblée générale pour les cinq prochaines années. « Le Chemin synodal, est-il écrit, a montré l’urgence de renouveler la forme des paroisses. Le souhait est qu’elles deviennent des lieux de relations réelles et vivantes, où s’expérimente la coresponsabilité différenciée de tous les membres et où soient trouvées des manières toujours plus évangéliques de relation entre hommes et femmes, d’articulation entre autorité et participation, de valorisation des charismes et des ministères. » Et encore : « Le service de gouvernance des communautés chrétiennes devra être repensé, face à des formes d’exercice de l’autorité encore monocratiques et cléricales, non adaptées à une Église synodale et fraternelle, en favorisant la coresponsabilité de tous les baptisés, afin de dépasser définitivement la logique encore persistante du cléricalisme, qui ne menace d’ailleurs pas seulement les ministres ordonnés, mais aussi les laïcs. Il faudra privilégier des formes d’exercice pastoral en équipe, la coordination des multiples ministères présents, en garantissant la présence des femmes dans des rôles d’autorité et de direction. »
© Copyright LaPresse

