Rome, 3 mai (LaPresse) – Échange vif entre les agents du ministère de la Culture et les dirigeants de la Fondation de la Biennale de Venise : « La Fédération de Russie n’a pas été officiellement invitée ». C’est ce qu’on peut lire dans le rapport de sept pages rédigé par les envoyés du ministre de la Culture Alessandro Giuli à l’issue de leur rencontre avec les dirigeants vénitiens au sujet de la présence de la Russie à la prochaine édition de la Biennale. Sept pages d'échanges, dévoilées en avant-première par le Corriere della Sera. D'un côté, les inspecteurs envoyés à Venise par le ministre Alessandro Giuli qui veulent savoir ; de l'autre, les dirigeants de la Biennale, présidée par Pietrangelo Buttafuoco, qui doivent s'expliquer. Ce sont les techniciens qui s'affrontent à coups de documents, de contrats et de lois. Au cœur du débat : la réouverture du pavillon russe avec la procédure de retrait des financements de la Commission européenne, le respect des sanctions imposées à Moscou, mais aussi la raison qui a conduit à la démission du jury de l'Exposition après la mise en demeure envoyée par les avocats de l'artiste représentant Israël à la 61e édition, Belu-Siomion Fainaru, pour des irrégularités présumées du jury. Le document sera envoyé demain au Palazzo Chigi et atterrira sur le bureau de la Première ministre Giorgia Meloni et du sous-secrétaire Giovanbattista Fazzolari. Il a été rédigé par les agents du MIC et contresigné par la Biennale jeudi à 15h30 à l'issue de l'inspection. La Biennale informe que, sur décision de la Fondation, « la section relative à la participation de la Fédération de Russie ne figurera pas dans la présente édition du catalogue publié par la Biennale, car la participation de la Russie fait actuellement l'objet d'un examen approfondi à la lumière du cadre réglementaire en vigueur ».

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