Rome, 4 mars (LaPresse) – Les stocks sont « supérieurs à 50 % », « le niveau le plus élevé dans l’UE ». C’est ce qu’a déclaré le ministre des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, répondant lors du question time à la Chambre à une question du Parti démocrate sur les prix de l’électricité et des carburants à la lumière de la guerre en Iran. Urso a toutefois souligné que « nous sommes tous conscients que la guerre en cours a des conséquences significatives sur les coûts de l’énergie, surtout pour les pays qui ne disposent pas du nucléaire, et pourrait également en avoir sur les approvisionnements, si elle devait durer dans le temps. Cela dépend évidemment de la durée du conflit ».
Sur le plan de l’approvisionnement, Urso a expliqué que « l’Italie, comme l’a déjà précisé le ministre Pichetto Fratin, est dans de meilleures conditions que d’autres pays, dans une position bien différente par rapport au passé. Nous avons travaillé avec détermination à la diversification des sources en provenance d’autres pays, devenant ainsi un hub de transit du gaz naturel, en particulier depuis l’Afrique du Nord, l’Azerbaïdjan et les États-Unis via le GNL. Les stocks se situent également à des niveaux élevés, supérieurs à 50 %, le niveau le plus élevé en Europe, alors que l’Allemagne est descendue en dessous de 30 % ».
Une autre question est le coût de l’électricité. « Le prix de l’électricité en Italie, a ajouté Urso, est en effet directement influencé par l’évolution des cours du gaz, dont l’indice européen est le TTF basé aux Pays-Bas, précisément parce que nous ne disposons pas de sources autonomes d’énergie nucléaire comme peuvent en disposer la France, l’Espagne, la Suède, la Slovénie, la Slovaquie, la Belgique, la Finlande, la Hongrie et d’autres pays de l’Union ». La forte volatilité, combinée à des dynamiques spéculatives bien connues, se transmet aux prix de l’électricité par le mécanisme du prix marginal, avec des effets sur les entreprises et les familles. « Sur ce point, nous sommes intervenus, comme vous l’avez rappelé, avec le décret énergie », a rappelé Urso, ajoutant toutefois que « nous sommes tous conscients qu’il faut agir aussi et surtout au niveau européen, aujourd’hui plus que jamais, car personne ne peut prévoir l’issue et la durée du conflit et donc les impacts sur les approvisionnements et les coûts de production ».
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