Rome, 9 mars (LaPresse) – La flambée des prix des carburants risque de faire voler en éclats les prévisions macroéconomiques du gouvernement contenues dans le dernier Document de programmation économique et financière. L’objectif de PIB, prévu en hausse de 0,7 % cette année, est menacé. Le DPF estimait une baisse des prix du pétrole cette année, avec le Brent à 66,1 dollars le baril, tandis que les contrats à terme restent au-dessus de 100 dollars le baril en raison de la crise avec l’Iran. Le prix du gaz était estimé à 31,9 euros le mégawatt-heure, tandis que le TTF d’Amsterdam frôle les 60 euros. En octobre, le gouvernement prévoyait des prix du pétrole légèrement revus à la baisse sur tout l’horizon de prévision, avec une réduction moyenne d’environ 2 dollars par an par rapport aux estimations précédentes, ainsi qu’un gaz « à des niveaux inférieurs aux projections antérieures ». « L’effet cumulé des baisses de pétrole et de gaz », indique le DPF, « génère un impact positif de 0,1 point pour le PIB en 2025, de 0,2 point en 2026, nul en 2027 et négatif de 0,1 point en 2028 ».

Le document gouvernemental simule ensuite un scénario de risque avec des prix des matières premières énergétiques moins favorables et des prix plus élevés pour le pétrole et le gaz : les prix du pétrole sont fixés à environ 76 dollars en 2026 et 2027 et à 66,8 dollars en 2028, tandis que les prix du gaz sont fixés à une moyenne de 41,9 euros en 2026 et 39,4 en 2027, avant de tomber à 26,7 euros en 2028. Dans ce scénario, le taux de croissance du PIB serait inférieur au scénario de base de 0,2 point en 2026 et de 0,3 point en 2027. Le retour des prix de l’énergie aux niveaux du scénario de référence en 2028 permettrait de ramener le taux de croissance du PIB en ligne avec le cadre macroéconomique tendanciel.

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