Milan, 27 mai (LaPresse) – L’augmentation des espaces verts urbains dans les villes pourrait permettre de faire baisser les températures jusqu’à 3,5 degrés, avec des effets bénéfiques sur la santé des personnes et la qualité de vie dans les centres-villes, ainsi que sur la consommation d’énergie, à un moment difficile pour l’économie européenne en raison de la crise du détroit d’Ormuz. C'est ce qu'affirme Coldiretti, alors qu'une alerte orange touche pas moins de douze capitales régionales à travers la péninsule et que le mercure dépasse les 30 degrés, une tendance qui devrait encore s'accentuer. Une étude de l'Institut de bioéconomie du CNR, citée par Coldiretti, met en évidence le rôle des arbres dans l'atténuation des températures, avec des effets significatifs également sur les factures d'énergie. Cette chaleur record s’accompagne en effet d’une augmentation de la consommation d’énergie liée à l’utilisation massive des climatiseurs, avec pour conséquence une hausse des émissions qui alimentent encore davantage le réchauffement climatique. Une maison entourée d’arbres peut permettre de réaliser une économie d’énergie comprise entre 80 et 200 euros par an. Les plantes sont, en effet, de grands climatiseurs naturels grâce à l’ombre qu’elles créent et à la transpiration et la photosynthèse de leur feuillage. La présence de zones agricoles à proximité de la ville est tout aussi importante. Ces ceintures vertes peuvent elles aussi réduire l’îlot de chaleur urbain de 2 à 4 degrés dans les zones urbaines les plus proches.
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