Francfort (Allemagne), 3 janvier (LaPresse) – Les réseaux sociaux en Allemagne sont en effervescence après le refus d’Ahmad al-Sharaa, leader de facto de la Syrie, anciennement connu sous le nom d’Abu Mohammed al-Jolani, de serrer la main de la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. Dans une vidéo de la rencontre diffusée en ligne, al-Jolani serre la main du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, mais ne fait pas de même avec Baerbock.
Comme l’ont souligné les médias allemands, al-Jolani, en tant qu’islamiste, ne serre généralement pas la main des femmes. Un petit geste de salutation, comme celui adressé à Baerbock, peut déjà être considéré comme une forme de courtoisie. Baerbock n’a pas semblé s’inquiéter de l’absence de poignée de main. Cependant, le salut du leader syrien de facto a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux.
Un utilisateur a commenté : « Je ne serais allé là-bas que si cela avait été clair dès le départ qu’il serrerait la main de Baerbock en public. » D’autres ont également demandé pourquoi engager un dialogue malgré de tels gestes. « L’Allemagne négocie avec des terroristes et en est humiliée », a écrit un autre utilisateur.
Baerbock et Barrot sont les premiers ministres des Affaires étrangères de l’UE à se rendre à Damas. Ils ont également visité la célèbre prison de torture d’Assad, Saidnaya. L’objectif du voyage est de tenir des discussions avec le gouvernement de transition établi par les rebelles et d’évaluer la situation sur le terrain.
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