Corée du Sud : le président Yoon refuse toujours de se soumettre aux interrogatoires

Séoul (Corée du Sud), 16 janvier (LaPresse/AP) – Les avocats du président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol ont déclaré qu'il refuserait de se soumettre à un nouvel interrogatoire après avoir été détenu par les autorités anti-corruption, affirmant que l'enquête menée à son encontre est illégale. M. Yoon a exercé son droit de garder le silence pendant plus de dix heures d'interrogatoire mercredi au siège du Bureau d'enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires, après une opération massive des forces de l'ordre visant à l'arrêter à sa résidence officielle à Séoul. Les enquêteurs prévoient de présenter une demande officielle d'arrestation dans les prochains jours. L'agence de lutte contre la corruption, qui mène une enquête conjointe avec la police et l'armée pour déterminer si la déclaration de loi martiale de M. Yoon constitue une tentative d'insurrection, dispose de 48 heures pour demander au tribunal un mandat d'arrêt formel ou pour libérer M. Yoon. Les avocats de M. Yoon ont fait valoir que le mandat d'arrêt délivré par le tribunal du district occidental de Séoul n'était pas valable et ont demandé au tribunal d'envisager sa libération. Le compte à rebours pour le mandat d'arrêt est suspendu pendant que le tribunal examine la demande de révision du mandat d'arrêt soumise par les avocats. La procédure peut durer jusqu'à 48 heures.