Londres (Royaume-Uni), 14 février (LaPresse/AP) – Cinq pays européens affirment que le leader de l'opposition russe Alexei Navalny a été empoisonné avec une toxine mortelle. Les ministères des affaires étrangères du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne, de la Suède et des Pays-Bas ont déclaré que l'analyse des échantillons prélevés sur M. Navalny, décédé il y a deux ans, « a confirmé de manière concluante la présence d'épibatidine ». Il s'agit d'une toxine que l'on trouve dans les grenouilles flèches venimeuses d'Amérique du Sud. Les cinq pays ont déclaré que « seul l'État russe avait les moyens, le mobile et le mépris du droit international » pour mener à bien cette action. Navalny, qui avait mené une lutte contre la corruption officielle et organisé des manifestations massives contre le Kremlin, est mort dans une colonie pénitentiaire en Sibérie en février 2024. La veuve de M. Navalny, Yulia Navalnaya, a affirmé l'année dernière que deux laboratoires indépendants avaient trouvé des traces d'empoisonnement peu avant sa mort. Elle a à plusieurs reprises accusé M. Poutine d'être à l'origine de la mort de M. Navalny, ce que les autorités moscovites ont démenti.