Madrid (Espagne), 16 fév. (LaPresse) – Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, qui a signé aujourd'hui l'accord pour l'augmentation de 3,1 % du salaire minimum interprofessionnel en 2026, a souligné que cette hausse est "une étape très importante pour améliorer la vie de 2,5 millions de travailleurs", en particulier des femmes et des jeunes. Le leader socialiste a rappelé que les bénéficiaires de cette nouvelle augmentation "ne font pas la une des journaux, mais soutiennent l'économie réelle chaque matin" lorsqu'ils "ouvrent un magasin, s'occupent d'une personne âgée, servent un café, conduisent un véhicule ou passent des heures devant une machine ou un écran". Le Premier ministre a rappelé qu'il s'agit de la huitième augmentation du salaire minimum interprofessionnel depuis 2018, c'est-à-dire depuis son entrée en fonction, pour une hausse cumulée de plus de 66 % en huit ans. Le salaire minimum est en effet passé de 735 euros par mois à 1 221 euros bruts par mois en 14 versements. Sanchez a soutenu qu'augmenter le salaire minimum interprofessionnel est "une question de justice sociale et d'intelligence économique, qui dément ceux qui prédisaient le désastre de toute économie face à l'augmentation du SMI" puisque "les faits le prouvent", avec plus d'emploi, de consommation et de stabilité professionnelle. "Ce gouvernement a choisi la voie consistant à faire parvenir la croissance aux fiches de paie, à garantir une prospérité partagée, à renforcer notre économie non pas au détriment d'un affaiblissement des salaires, mais précisément en les augmentant. Cette augmentation du salaire minimum interprofessionnel envoie un message très clair et puissant à des millions de personnes : leur travail est important, leur engagement est important et leur dignité est importante", a ajouté le Premier ministre espagnol.

© Copyright LaPresse