Madrid (Espagne), 12 mars (LaPresse) – « Nous ne craignons pas » de représailles de la part du président américain Donald Trump ; « des actions contre l’Espagne ne mèneraient à rien. » C’est ce qu’a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares lors d’une interview à la chaîne publique TVE, après que le tycoon ait de nouveau menacé hier de couper les liens commerciaux avec Madrid. Albares a souligné que « l’Espagne est un pays libre et souverain qui prend ses décisions de manière indépendante » mais qu’elle est également un « partenaire solidaire, un allié fiable de l’OTAN et un partenaire commercial de premier ordre » pour les États-Unis. « Pourquoi prendraient-ils des mesures contre nous ? Cela n’aurait aucun sens, ce serait un monde à l’envers, de chaos et de désordre absolus », a-t-il commenté. Albares a également convenu avec Trump que les Espagnols sont des personnes formidables et a rappelé que « la politique commerciale des pays de l’UE est une politique commune, de compétence de la Commission européenne, qui a déjà clairement indiqué que toute tentative d’agression » commerciale contre un pays « constitue une attaque contre l’ensemble du marché unique. » « De nombreux pays nous ont exprimé leur solidarité », a ajouté le ministre des Affaires étrangères. Albares a également affirmé que les relations entre les États-Unis et l’Espagne apportent des bénéfices aux deux parties et que le gouvernement continue de travailler pour que cela reste ainsi. Il a précisé que les États-Unis ont un excédent commercial avec l’Espagne, que Madrid est un important acheteur de GNL américain et que, depuis des années, les États-Unis utilisent gratuitement deux bases sur le territoire espagnol, à Rota et Morón.

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