Milan, le 18 mars (LaPresse) – « Cela confirme exactement ce que je dis depuis longtemps, face à un discours médiatique totalement faux : Giorgia Meloni n’est pas un pont entre l’Amérique et l’establishment politique européen ». C’est ce qu’affirme Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, dans un commentaire publié dans le quotidien La Repubblica, à propos de la décision de la Première ministre de ne pas faire intervenir l’Italie aux côtés de Washington pour la réouverture du détroit d’Ormuz. « Lorsque les États-Unis ont eu besoin d’un allié prêt à s’engager et à soutenir une opération navale conjointe pour maintenir ouvertes les voies maritimes d’Ormuz, de la mer Rouge et de Suez, par lesquelles transitent le pétrole et le gaz à destination de l’Europe, elle s’est défilée », a ajouté Bannon, « ce comportement aura d’énormes implications en ce qui concerne l’Ukraine. Après avoir été bernés par l’OTAN, je ne vois pas comment le peuple américain pourrait soutenir de nouveaux financements ou de nouvelles garanties de sécurité ». Bannon a ensuite souligné : « Il existe des divergences entre les États-Unis et Israël sur les objectifs de la campagne. Le tournant s’est produit lorsque l’État hébreu a bombardé les infrastructures pétrolières iraniennes, car cela va à l’encontre des intérêts américains. Cela alimente le nationalisme persan, qui rapproche la population du régime, ou en tout cas le renforce, car se sentant attaqués, les Iraniens ont avant tout besoin de se défendre ».
© Copyright LaPresse

