Milan, 7 mai (LaPresse) – L'exonération de l'Italie du paiement des factures des cliniques suisses qui ont soigné les victimes italiennes de l'incendie de Crans-Montana a suscité un certain mécontentement au Palais fédéral suisse, comme le rapporte la Tribune de Genève. « Ce sujet a fait l'objet d'une discussion hier au Conseil fédéral, mais aucune décision n'a encore été prise », a précisé, interrogée par le quotidien genevois, Nicole Lamon, porte-parole du gouvernement. La question cause bien des maux de tête à Berne, d'autant plus que le Conseil fédéral avait déjà adopté une loi spéciale pour les victimes de Crans-Montana, suscitant, à son tour, des réactions de mécontentement au Parlement. « Les gens sont indignés, car on a l’impression que la Suisse s’incline devant l’Italie. Et qu’au final, on demande à nos contribuables de payer les factures des autres », a déclaré la conseillère nationale Céline Amaudruz. « L’Italie a été l’un des premiers pays à dire qu’elle ne ferait pas payer les blessés accueillis sur son territoire. Il y a donc une logique de réciprocité, outre une responsabilité morale de la Suisse dans cette catastrophe », a ajouté Brigitte Crottaz, membre du Conseil national suisse, « cela dit, cette décision soulève d’autres questions. À combien s’élèvent les coûts ? Où trouverons-nous l’argent ? Et que ferons-nous avec des pays comme la France, qui ont eu des victimes dans l’incendie et qui accueillent des patients suisses chez eux ? ».