Londres (Royaume-Uni), 8 mai (LaPresse/AP) – Les résultats partiels des élections locales en Angleterre font état de lourdes pertes pour le Parti travailliste du Premier ministre Keir Starmer et d'une forte progression de Reform UK, le parti anti-establishment et anti-immigration dirigé par Nigel Farage. Ce scrutin est considéré comme un référendum sur le leadership de Starmer, dont la popularité s'est effondrée après moins de deux ans au pouvoir. Reform UK a remporté des centaines de sièges, notamment dans les bastions ouvriers du nord de l'Angleterre, comme Hartlepool, et vise à progresser également en Écosse et au Pays de Galles. D'autres résultats sont attendus dans les bastions travaillistes tels que Londres et dans les parlements semi-autonomes d'Écosse et du Pays de Galles. Selon les prévisions, les conservateurs devraient eux aussi perdre du terrain, tandis que les libéraux-démocrates et le Parti vert devraient progresser, surtout dans les centres urbains et universitaires. En Écosse et au Pays de Galles, les nationalistes indépendantistes du Scottish National Party et du Plaid Cymru restent favoris. Ce scrutin confirme la fragmentation croissante de la politique britannique, historiquement dominée par le Parti travailliste et les conservateurs. Le gouvernement est pénalisé par les difficultés économiques, le coût de la vie élevé, les problèmes dans les services publics, les divisions sur les réformes et certains choix controversés de Starmer. Une défaite pourrait déclencher une crise interne au sein du Parti travailliste, avec d'éventuelles contestations de la part de personnalités telles que Wes Streeting, Angela Rayner ou Andy Burnham, même si le ministre des Affaires étrangères David Lammy a invité le parti à ne pas « changer de pilote en plein vol ».

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