Milan, le 27 mai (LaPresse) – Christophe Ingrain, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a dénoncé aujourd'hui la « grotesque invention » selon laquelle la campagne électorale de l'ancien président français aurait été financée par la Libye. La journée d'aujourd'hui a été consacrée aux plaidoiries finales de la défense de Nicolas Sarkozy dans son procès en appel sur cette affaire, dont le verdict est attendu le 30 novembre. « Pendant treize ans, nous avons cherché, mené des recherches en France, en Suisse, en Libye, au Liban, interrogé, arrêté des personnes, examiné des comptes bancaires, analysé des journaux intimes », a déclaré M. Ingrain, « pendant treize ans, nous avons essayé de donner corps à cette affaire. Pendant treize ans, nous avons essayé d’impliquer Nicolas Sarkozy dans cette affaire grotesque ». « Aucun de ces actes n’a été commis directement par Nicolas Sarkozy. On nous dit qu’il en a été l’instigateur parce qu’il avait intérêt à recevoir ces fonds libyens. Mais l’intérêt présumé n’est pas une preuve ! Où est l’ordre ? », a-t-il ajouté, comme le rapporte la chaîne Bfmtv. « Permettre ne signifie pas faire. On ne condamne pas sur la base d’une hypothèse », a-t-il conclu, soulignant que dans les arguments de l’accusation, il n’y a « pas la moindre tentative de prouver quoi que ce soit ».
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