Turin, 29 mai (LaPresse) – La Cour européenne des droits de l'homme annonce avoir notifié au gouvernement italien deux recours contre l'Italie concernant l'affaire de la non-exécution présumée du mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale à l'encontre d'Osama Almasri, ancien chef de la police judiciaire libyenne, accusé de crimes contre l'humanité. Selon la Cour européenne, les requêtes ont été déposées par un ressortissant soudanais et une ressortissante ivoirienne, qui affirment avoir été victimes de torture et de mauvais traitements pendant leur détention dans des établissements pénitentiaires contrôlés par Almasri. Les deux requérants affirment que la non-exécution par l’Italie du mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre d’Almasri « a violé leurs droits garantis par l’article 2 (droit à la vie) et l’article 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants) de la Convention européenne des droits de l’homme ». En outre, la ressortissante ivoirienne « se plaint d’une violation du droit prévu par l’article 4 (interdiction de l’esclavage et du travail forcé) de la Convention européenne » et « soutient en outre que le refus d’autoriser les poursuites pénales et la non-exécution du mandat d’arrêt de la CPI ont empêché que la lumière soit faite sur son affaire et ont entraîné un déni de justice ». Les recours ont été communiqués au gouvernement italien, accompagnés de questions posées par la Cour, qui annonce avoir décidé « d’examiner les affaires en priorité conformément à l’article 41 de son règlement ».
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