Iran, Téhéran : « Risque constant pour les forces étrangères dans le détroit d’Hormuz »

Milan, le 9 juin (LaPresse) – « Les forces étrangères présentes à proximité de notre territoire courent un risque constant en raison d’erreurs humaines, de simples accidents ou de la possibilité d’être impliquées dans des tirs croisés. Pour réduire ce risque, la meilleure solution est qu’elles partent. Nous préférons le langage de la diplomatie, mais nous savons aussi utiliser d’autres langages. » C’est ce qu’a écrit sur X le ministre iranien des Affaires étrangères Seyed Abbas Araghchi, dont les propos interviennent après le cas de l’hélicoptère américain Apache qui s’est écrasé près du détroit d’Hormuz et qui, selon Donald Trump, aurait été abattu par l’Iran. « Le détroit d’Hormuz ne se situe pas dans les eaux internationales, mais est partagé entre l’Iran et Oman et se trouve à des milliers de kilomètres des côtes des États-Unis. Les frontières maritimes sont très claires », a précisé Araghchi. « Nos forces armées puissantes sont constamment en alerte face à toute violation de l’espace aérien, du territoire ou des eaux de l’Iran », a poursuivi le chef de la diplomatie iranienne. Et encore : « Pour réduire le risque, la meilleure solution est que les forces étrangères quittent dès que possible un environnement qui ne sera jamais accueillant pour une présence hostile. » Araghchi a ensuite conclu : « L’Iran préfère le langage de la diplomatie. Toutefois, comme nos braves guerriers l’ont montré au monde, nous savons aussi parler d’autres langages. »