Rome, 27 février (LaPresse) – « Aucun d'entre nous n'a jamais douté que la décision de vivre cette journée de grève comme une occasion de rencontre avec les citoyens serait la seule chose à faire, mais nous en avons eu la confirmation lorsque nous avons vu des centaines de citoyens s'approcher de nous pour nous demander pourquoi nous manifestions et ensuite remplir nos assemblées de la curiosité de ceux qui comprenaient que nous, magistrats, n'étions pas là pour nous-mêmes, mais pour quelque chose de plus important, notre Constitution. Aujourd'hui, tous ensemble, nous avons réalisé un exercice de démocratie dont nous pouvons être fiers ». L'adhésion à la grève, souligne l'ANM, a dépassé le seuil de 80%, mais ce qui donne encore plus la mesure du succès de cette journée, c'est la très forte participation du public à toutes les initiatives qui ont été organisées par l'ANM dans tout le pays. Lors de l'assemblée de Rome, par exemple, quelque 400 personnes étaient présentes et des représentants de plus de 50 organisations du monde de la culture, des syndicats et des associations ont pris la parole. Nous avons expliqué aux citoyens les raisons de notre opposition à une réforme qui nous préoccupe, non seulement en raison des effets qu'elle aurait sur le principe de la séparation des pouvoirs, qui est l'un des piliers sur lesquels repose notre démocratie, mais surtout en raison du contexte dans lequel elle est menée, qui est celui d'une intolérance totale à l'égard du contrôle de l'audiovisuel.
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