Milan, 9 janvier (LaPresse) – « Nous ferons, nous interviendrons, nous présenterons ». Lors de son avant-dernière année au Palazzo Chigi, Meloni semblait aujourd'hui prononcer son discours d'investiture. Je m'attarde sur les 7 premières merveilles de cette conférence de 3 heures : 1. Économie. Pour Meloni, les données sur l'emploi et le pouvoir d'achat des ménages sont « encourageantes ». Cela dépend. Elles ne sont pas encourageantes pour plus de 12 millions de personnes inactives, pour les retraités touchant le minimum et pour les ouvriers pour lesquels ils n'ont prévu que 2 ou 3 euros dans la manœuvre. En revanche, elles sont encourageantes pour les ministres et les sous-secrétaires dont les remboursements ont été augmentés. 2. Factures. L'année dernière, Meloni avait déclaré qu'elle ne pouvait pas répondre en 20 secondes à une question sur le coût élevé de l'énergie. Aujourd'hui, la réponse : « nous interviendrons sur les coûts de l'énergie ». Avec calme, je vous prie. 3. Impôts. « Nous aurions voulu faire plus ». Arrêtez, vous avez déjà établi le record de pression fiscale. Nous en sommes déjà à la deuxième édition du Livre sur les impôts. 4. Sécurité. « Les résultats ne sont pas suffisants pour moi ». Enfin un peu de réalisme. Mais elle a immédiatement rejeté la faute sur les juges, sans aucune autocritique. Or, c'est son gouvernement qui a adopté des lois qui font fuir les voleurs parce qu'ils sont avertis avant leur arrestation et qui a envoyé les forces de l'ordre surveiller des centres vides en Albanie. 5. Ukraine. Après nous avoir dit pendant plus de trois ans qu'il ne fallait pas négocier avec Poutine et que nous devions parier sur la victoire militaire de l'Ukraine, Meloni déclare aujourd'hui sans sourciller que l'Europe doit dialoguer avec la Russie. C'est ce que nous avons toujours soutenu. Entre-temps : envois militaires, morts, dévastations, dommages économiques à la charge des Italiens, plan de réarmement… Après son appel téléphonique à Poutine, nous attendons des excuses à tous les Italiens. 6. Politique étrangère. Elle nous a donné la confirmation : pour elle, le droit international vaut jusqu'à un certain point… jusqu'à Trump ! 7. Santé et réarmement. Elle a indiqué ses priorités, mais n'a rien dit sur ce qu'elle compte faire concernant les files d'attente aux urgences et l'augmentation jusqu'à 6 millions du nombre d'Italiens qui ne se soignent pas. Et elle a passé sous silence le fait que l'une de ses priorités est le réarmement, avec une augmentation de plus de 23 milliards en 3 ans. Un oubli… ». C'est ainsi que le président du Mouvement 5 étoiles, Giuseppe Conte, commente sur son compte X la conférence de presse annuelle donnée aujourd'hui par la présidente du Conseil, Giorgia Meloni.

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