Bruxelles, le 16 mars (LaPresse) – La polémique autour de la rencontre entre le vice-ministre Edmondo Cirielli et l'ambassadeur russe en Italie « est inutile, car le vice-ministre Cirielli a reçu un ambassadeur accrédité auprès de la République italienne ; nous n'avons pas rompu nos relations diplomatiques avec la Fédération de Russie. Cette rencontre a permis de réaffirmer notre position, la même que celle que j'ai réaffirmée il y a cinq minutes à Rutte. Elle ne s'est pas déroulée en secret, elle a eu lieu au ministère des Affaires étrangères, le vice-ministre était assisté de fonctionnaires du ministère, donc tout s'est passé au grand jour ». C'est ce qu'affirme le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, lors d'un point presse en marge du Conseil des Affaires étrangères à Bruxelles. « Cela remonte à plusieurs semaines. Étant donné que nous entretenons des relations diplomatiques avec de nombreux pays, si un ambassadeur demande à s'entretenir, il s'entretient. Notre attitude envers la Russie ne change pas parce que l'ambassadeur de la Fédération de Russie s'est rendu au ministère des Affaires étrangères », souligne-t-il. « La position est celle-là, réitérée par Cirielli : il n’y a rien de scandaleux, nous n’avons pas rompu nos relations diplomatiques avec la Fédération de Russie. Nous avons une ambassade d’Italie à Moscou, qui opère dans le respect des sanctions ; nous sommes en faveur des sanctions, nous ne comptons pas changer de position sur l’achat de pétrole russe, notre position semble donc toujours cohérente », souligne-t-il. « L'ambassadeur iranien a également été reçu ; ainsi, avec les pays avec lesquels nous entretenons des relations diplomatiques, nous avons toujours réaffirmé notre position, qui condamne l'invasion : nous sommes du côté de l'Ukraine, nous ne sommes pas du côté de la position russe », conclut-il.
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