Milan, 19 mars (LaPresse) – « Ce n’est pas une réforme contre la magistrature, c’est une réforme qui protège et valorise en réalité le rôle des magistrats. » C’est ce qu’a déclaré le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et leader de Forza Italia, Antonio Tajani, dans une interview à Avvenire. Selon lui, la réforme « rend chaque magistrat plus libre, même par rapport aux courants », et de plus « c’était la réforme que voulait Giovanni Falcone et que veut aujourd’hui Antonio Di Pietro. Peut-on vraiment penser qu’eux aussi sont des ennemis de la magistrature ? » De nombreux magistrats, ajoute Tajani, « sont favorables au ‘Oui’, certains le disent ouvertement, beaucoup d’autres n’osent pas par peur de représailles des courants, mais ils voteront oui dans le secret de l’urne ». Ce n’est pas un hasard, souligne Tajani, « dans tous les pays démocratiques il existe la séparation des carrières », et avec un ‘Oui’ au référendum « on met de côté une norme fasciste et nous nous alignons sur l’Europe ».