25 avril, Mattarella : « Le passé n’est pas mort, maintenant et toujours Résistance »

Rome, 25 avr. (LaPresse) – « L’Italie, rassemblée autour de sa Constitution, regarde avec confiance les défis de l’avenir, aux côtés des autres peuples européens. L’écrivain américain William Faulkner — prix Nobel de littérature en 1949 — avertissait, dans Requiem pour une moniale, que “le passé n’est jamais mort, il n’est même pas passé”. Ce qui s’est produit ne disparaît pas mais vit dans les conséquences qu’il a engendrées. Le passé a façonné le présent. C’est pourquoi, pour la République, vaut l’engagement qui exhorte : maintenant et toujours Résistance ! » C’est ce qu’a déclaré le président de la République Sergio Mattarella, intervenant lors de la cérémonie à l’occasion du 81e anniversaire de la Libération, en cours à San Severino Marche (Macerata). « De même, pour unir populations et résistants, dans chaque pays, il y avait une aspiration commune à la paix. Les dictatures qui avaient déclenché la Seconde Guerre mondiale avaient fait de la rhétorique de la guerre une valeur. Face à leur dessein, des morts parmi les populations civiles, des militaires tombés, des victimes des camps de concentration, s’élevait — et s’élève — une seule invocation : la paix. La paix pour chaque personne. La paix comme droit de chaque peuple. La paix pour chaque pays. Tel est le sens de la Résistance. S’opposer à la violence de l’homme contre l’homme », a encore affirmé le chef de l’État.