Milan, le 28 avril (LaPresse) – « La procédure relative à la grâce accordée à Nicole Minetti s'est déroulée dans le plein respect des règles. La demande a été présentée par la condamnée au président de la République qui, comme d’habitude, a transmis le dossier au ministère de la Justice pour instruction. Celle-ci a été confiée, comme prévu, au parquet général compétent, en l’occurrence celui de Milan, qui a agi en toute autonomie, effectuant toutes les vérifications nécessaires sur la base des documents fournis par la condamnée et sa défense ». C'est ce qu'a déclaré à Rainews 24 le vice-ministre de la Justice, Francesco Paolo Sisto, qui a ensuite ajouté : « Le ministère a ensuite rassemblé les résultats et émis un avis, non une proposition, non contraignant, favorable sur la base des éléments transmis et disponibles. Aujourd'hui, de nouveaux éléments rapportés par la presse apparaissent : tout en saluant le journalisme d'investigation, il est toutefois juste que ces informations soient vérifiées, et avec attention. S'il s'avérait qu'il existe des divergences significatives par rapport à ce qu'a présenté la requérante de la grâce, il serait tout aussi juste d'en tirer les conséquences qui s'imposent ». « À ce stade – a-t-il souligné –, il est nécessaire de faire preuve de la plus grande prudence. On ne peut pas porter de jugements hâtifs ni supposer des responsabilités sans que les enquêtes soient terminées. Les enquêtes initiales se sont appuyées sur les éléments disponibles à l’époque et il n’est pas exclu que des éléments nouveaux puissent aujourd’hui offrir une lecture différente des faits. Le ministère a fait ce qu’il devait faire : face à de nouvelles informations, il a renvoyé la question au procureur général, qui dispose des outils d’enquête, y compris à l’étranger, pour vérifier le bien-fondé des informations apparues ».