Rome, le 9 juin (LaPresse) – « Nous ne voulons pas sous-estimer cette affaire. » C’est ce qu’a déclaré le président du Sénat Ignazio La Russa après une réunion avec les questeurs du Sénat sur l’affaire Silvestro. À propos du sénateur de Forza Italia impliqué dans la vicissitude, il a déclaré : « Si l’intéressé décide d’envoyer une lettre avec sa version, elle sera prise en compte, mais je ne crois pas qu’il fasse partie des missions des questeurs à ce stade d’entendre l’intéressé, ni l’autre personne concernée, dont l’identité est d’ailleurs protégée par la loi de la manière la plus stricte, et nous n’avons aucune raison ni intérêt à agir autrement. » « L’espoir est que cette affaire ne porte pas atteinte au bon nom et à l’image d’une institution que nous tendons tous à considérer au-dessus des intérêts individuels de chacun d’entre nous », a-t-il ajouté. « J’ai expliqué que nous n’avons pas le pouvoir, contrairement à la Commission antimafia, de nous substituer ; nous devons normalement nous arrêter en attendant les enquêtes de l’autorité judiciaire, mais nous ne dépendons pas de l’autorité judiciaire une fois celle-ci terminée, car il existe des comportements relevant du code de conduite qui peuvent ne pas constituer un délit mais être néanmoins sanctionnés par une censure ou une suspension. Nous avons donc le devoir de ne pas entraver l’autorité judiciaire, mais nous ne dépendons pas de sa décision finale, même si, par exemple—comme je le souhaite pour l’intéressé—il y a un classement de l’affaire. » « Nous ouvrons un dossier et attendons la justice », a-t-il poursuivi. « Je proposerai aux questeurs, au sein du Bureau, de leur déléguer la réalisation de tous les actes irrépétibles, comme les caméras, l’état des lieux, les heures d’entrée et de sortie, des éléments qu’il serait difficile d’obtenir dans six mois ou un an. »

© Copyright LaPresse