Rome, 9 janvier (LaPresse) – « Les points communs entre le protagoniste du film, le président De Santis, et le président Mattarella ? Le personnage de Mariano De Santis n'est pas inspiré de Mattarella, d'autant plus que, pour être précis, Scalfaro avait lui aussi une fille », répond ainsi le réalisateur oscarisé Paolo Sorrentino lors d'une conférence de presse au siège de Fremantle à Rome pour présenter son nouveau film « La grazia ». Le protagoniste du film est Toni Servillo dans le rôle de Mariano De Santis, président de la République aux prises avec un dilemme institutionnel et humain sur la fin de vie. « La formation catholique est une constante chez de nombreux présidents de la République », poursuit Sorrentino. « Nous ne nous sommes pas inspirés de Mattarella, mais il est évident que nous avons fait référence à plusieurs présidents de la République pour les éléments essentiels. Ensuite, le personnage a pris une vie autonome, indépendante de toute référence réelle ».

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