Turin, 2 avril (LaPresse) – « Démissionner une minute après la fin du match contre la Bosnie était un geste impérieux, qui venait du plus profond de moi. Aussi spontané que les larmes et cette douleur au cœur que je sais partager avec vous tous. On m'a demandé de patienter pour permettre à chacun de mener une réflexion approfondie. Maintenant que le président Gravina a choisi de se retirer, je me sens libre de faire ce que je considère comme un acte de responsabilité, car, même si je suis sincèrement convaincu d'avoir beaucoup apporté sur le plan de l'esprit d'équipe et de la cohésion avec Rino Gattuso et tous les collaborateurs, dans le très peu de temps dont disposait la sélection nationale, l'objectif principal était de ramener l'Italie en Coupe du monde. Et nous n’y sommes pas parvenus ». C’est par ce message publié sur ses réseaux sociaux que Gianluigi Buffon annonce sa démission de son poste de chef de délégation de l’équipe nationale. « Il est juste de laisser à celui qui me succédera la liberté de choisir la personne qu’il jugera la plus apte à occuper mon poste. Représenter l’équipe nationale est pour moi un honneur et une passion qui me consume depuis que je suis tout petit, ajoute-t-il. J’ai essayé d’assumer ma fonction en y mettant toute mon énergie, en m’intéressant à tous les secteurs pour être un trait d’union, un lieu de dialogue et de synergie entre les différentes équipes de jeunes, en essayant de structurer, avec les différents responsables, un projet qui, partant des plus jeunes, aboutisse à l’équipe nationale U21. Tout cela pour repenser la manière dont on forme les talents de la future équipe nationale senior. J’ai demandé et obtenu l’intégration de quelques personnalités importantes et très expérimentées qui, avec les compétences déjà présentes, sont en train de donner vie à ces changements nécessaires dans une perspective à moyen et long terme. En effet, je crois en la politique de la méritocratie et de la spécialisation des tâches. Il appartiendra à ceux qui en ont la responsabilité de juger de la pertinence de ces choix. Je garde tout cela dans mon cœur, avec gratitude pour le privilège et les enseignements que cette expérience intense m'a laissés, même dans cette conclusion douloureuse. Allez les Azzurri, pour toujours. »
© Copyright LaPresse

