Milan, 30 avril (LaPresse) – Un autre ancien arbitre de Serie A, Pasquale De Meo, qui, tout comme Rocca, avait dénoncé sans succès auprès du parquet du sport les injustices qu'il aurait subies, raconte à l'émission « Le Iene » ce qui se disait au sein du groupe d'arbitres au sujet des prétendues « pressions » exercées dans la salle VAR. Selon De Meo, « des rumeurs circulaient au sein du groupe des arbitres selon lesquelles des signes conventionnels étaient utilisés pendant le déroulement des matchs au centre VAR de Lissone », expliquant qu’il s’agissait d’indications servant à signaler s’il fallait ou non accorder un penalty. Entrant dans les détails, il décrit quelques exemples : « le poing fermé pour indiquer une éventuelle intervention de la part du VAR ou la main levée pour indiquer de ne pas intervenir », en montrant également le geste de la main levée à l’appui de ses propos. Les images de la vidéo de ce qui s’est passé dans la salle VAR montreraient effectivement l’arbitre Paterna au VAR, juste avant le changement de décision, se retournant et, s’adressant on ne sait trop à qui, semblant demander confirmation en posant la question : « C'est un penalty ? ». Mais qui avait l'autorité pour attirer l'attention et faire changer d'avis et de décision en cours de match au VAR qui évaluait cette action comme régulière ? Pour le parquet de Milan, cet homme serait Gianluca Rocchi qui, interpellé par l'émission « Le Iena » avant que tout n'éclate, rejette les accusations : « Nous travaillons d'une seule manière, donc nous n'avons pas de gros problèmes. Je suis transparent avec tout le monde sur tout ». Et encore : « Je vous le répète, je travaille toujours et exclusivement d’une seule manière ». À la demande de plus de clarté sur le VAR, il répond : « Absolument, mais je l’ai toujours fait, donc ce n’est pas comme si je devais vous promettre ce que je fais déjà ».