Rome, 14 mai (LaPresse) – « La Fédération doit accompagner la Serie A sans empiéter sur l’autonomie de la Ligue, mais en assumant le rôle de garante de l’intérêt général. La croissance de l’élite doit profiter à l’ensemble de la pyramide. C’est pourquoi les politiques fédérales devront associer les licences nationales, l’investissement dans les centres de formation, le développement du football féminin, la modernisation des installations et la viabilité économique. Une Serie A plus forte n’est pas en contradiction avec un système plus équilibré : au contraire, sans une base solide, la compétitivité même de la première division s’affaiblit à moyen terme ». C’est ce que l’on peut lire dans le programme de Giovanni Malagò, candidat à la présidence de la Fédération italienne de football. « La question des droits audiovisuels est centrale, mais insuffisante. La valeur du produit doit être défendue en luttant contre le piratage, en élargissant les plateformes de distribution internationale et en améliorant l’expérience au stade. La Serie A doit devenir une ligue plus mondiale sans perdre son identité italienne : qualité technique, culture tactique, histoire, territoires, rivalités sportives et style doivent être organisés dans le cadre d’un récit commercial unifié. La présidence fédérale devra soutenir ce programme par un dialogue institutionnel fort sur les infrastructures, la fiscalité, la sécurité, la technologie et la protection des contenus, afin que la croissance de la Serie A se traduise par la croissance de l’ensemble du système ».

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