Milan, 8 mai (LaPresse) – « C’est ma faute, c’est moi qui lui ai dit de garder le ticket de caisse, j’ai gâché la vie d’Andrea… j’ai gâché sa vie. » Ce sont les propos, interceptés et prononcés en larmes, de la mère de Andrea Sempio, Daniela Ferrari, dans une voiture avec son mari Giuseppe Sempio, qui tente de la rassurer : « Mais qu’est-ce que tu racontes ? Tout le monde aurait gardé ça, si tu gardes tous les tickets du monde… ne recommence pas… reste calme… »
Selon les actes de l’enquête du parquet de Procura di Pavia et du noyau d’enquête des Carabiniers de Milan, le 22 octobre 2025 le couple discute d’un supposé nouveau “super-témoin” de l’affaire du meurtre de Garlasco apparu dans les médias ces jours-là et qui contredirait la version d’Andrea Sempio selon laquelle il aurait lui-même effectué la validation du parking à 10h18 à Vigevano le matin du meurtre de Chiara Poggi. « Alors maintenant, il y a un membre de la famille qui dit que ni Andrea ni ses proches n’ont fait ce ticket ! », dit la femme. « Comment peut-il l’avoir ? » répond le mari en riant. « C’est lui qui le lui a donné ? Qui le lui a donné ?La question à poser est celle-là… bon… on exagère des choses qui sont des bêtises, parce que de toute façon le ticket, c’est toi qui l’as fait (soupir), selon lui, il a dit que ce n’est pas toi, ni le fils, ni moi, et alors quoi ! Quelqu’un d’autre l’a fait ! Celui-là ! Ou il l’a donné à son fils ! C’est de la folie… quelle bande de diabolos… le ticket… c’est documenté ! Très bien ! Montre-moi ! Incroyable ! Un témoin ! Des témoins apparaissent comme…” « À Garlasco, il y a plus de témoins que d’habitants », réplique la mère de l’indélicat.
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