Rome, 12 mai (LaPresse) – Quatre ans après la réouverture du dossier Unabomber – une série de plus de 30 attentats à la bombe commis en Frioul-Vénétie Julienne et en Vénétie entre 1993 et 2006, pour lesquels aucun coupable n'avait été identifié –, la juge d'instruction du tribunal de Trieste a classé l'affaire, mettant ainsi un terme à l'enquête. « Il s’y attendait. C’était une prévision que j’avais déjà faite et je n’avais aucun doute sur ce résultat car la situation était très claire sur le plan probatoire », commente à LaPresse l’avocat Maurizio Paniz, défenseur d’Elvo Zornitta, ingénieur d’Azzano Decimo qui a été pendant des années le principal suspect des attentats. Il était accusé par un policier expert en balistique du laboratoire de police scientifique, qui a ensuite été accusé d'avoir manipulé une preuve fondamentale. « Vingt ans de souffrance causés par le comportement injustifié et injustifiable d’un inspecteur de police qui a trahi son mandat et a également causé des conséquences inévitables à la famille de l’ingénieur Zornitta », souligne Paniz. « Cette enquête complémentaire a été menée pour vérifier si, à la lumière des nouvelles techniques d’analyse ADN, quelque chose ressortait. Un résultat qui s'est avéré totalement négatif pour l'ingénieur Zornitta, car absolument rien n'a été trouvé, comme nous savions que cela arriverait. L'opposition formulée par l'une des parties lésées dénotait une connaissance incomplète des pièces du dossier, car les réponses aux questions figuraient déjà dans le dossier », conclut l'avocat.
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