Trente, 13 mai (LaPresse) – « Aucun membre de l'équipe Mercatone Uno sur le terrain, et pas même d'après les informations parues dans la presse, n'a jamais eu le moindre soupçon que son champion, d'une valeur sportive et économique inestimable, était la cible de la camorra napolitaine ; et personne, à ce jour, n'a saisi l'occasion d'apporter la moindre contribution probatoire ni de documenter quelles mesures d'instruction internes avaient été prises et à quels résultats elles avaient abouti, alors que la conviction de Marco Pantani sur ce qui s'était passé à Madonna di Campiglio se résumait à ces mots : « On m'a trahi » et « On m'a roulé », avec l'hypothèse d'un « complot ». C'est ce qu'écrit la procureure de la DDA de Trente, Patrizia Foiera, pour motiver la demande de classement sans suite de l'enquête, qui comptait trois suspects, relative à la présumée « association de malfaiteurs de type mafieux liée au décès de Marco Pantani », dont LaPresse a pris connaissance. Sous la loupe du parquet, l’ombre de la camorra qui serait intervenue pour empêcher la victoire du champion romagnol au Giro d’Italia de 1999. Le matin du 5 juin, il y a 26 ans, à Madonna di Campiglio, alors que le « Pirate » était solidement en tête du classement, un contrôle sanguin l’a exclu de la course. « La demande de classement sans suite est formulée non sans souligner que le temps écoulé et la disparition de personnalités de premier plan de l'époque, qui auraient pu éclairer cette nouvelle enquête, ont sans aucun doute joué en défaveur de celle-ci », souligne l'autorité judiciaire.
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