Cité du Vatican (Vatican), 25 mai (LaPresse) – « À l’ère de l’intelligence artificielle, où la dignité humaine risque d’être éclipsée par de nouvelles formes de déshumanisation, nous avons le devoir urgent de rester profondément humains, en préservant avec amour cette magnifique humanité qui nous a été donnée et révélée dans toute sa plénitude en Christ, et qu’aucune machine ne pourra jamais remplacer dans sa splendeur. Le véritable progrès naît toujours d’un cœur ouvert à l’autre, d’une intelligence disposée à l’écoute, d’une volonté qui cherche ce qui unit plutôt que ce qui sépare ». C’est ce que l’on peut lire dans « Magnifica humanitas », première encyclique du pape Léon XIV. Le texte, qui se compose de cinq chapitres et 245 points, a été publié ce matin. « La Magnifica Humanitas créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble », peut-on lire dans l’incipit de l’encyclique. Chaque génération reçoit en héritage la tâche de façonner son époque : de faire mûrir l’histoire en un lieu où la dignité de chaque personne est préservée, la justice promue et la fraternité rendue possible. Mais sur chaque époque pèse le risque de construire un monde inhumain et plus injuste. Là où l’humanité court le danger de perdre son visage, nous, chrétiens, levons les yeux vers le Dieu qui s’est fait chair, sachant que « ce n’est que dans le mystère du Verbe incarné que le mystère de l’homme trouve sa véritable lumière ». Cette magnifique humanité en Jésus-Christ devient le Chemin, la Vérité et la Vie, ouvrant à chacun de nous la voie pour grandir vers la plénitude.

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