Milan, 10 juin (LaPresse) – « Le verdict d'acquittement de Louis Dassilva est l'aboutissement d'une procédure judiciaire longue et complexe au cours de laquelle l'accusation a été soumise à un examen approfondi et rigoureux lors des débats. Au cours du procès, les éléments sur lesquels reposait l’accusation ont été progressivement analysés et contestés grâce à notre travail technique structuré, fondé sur la méthode, la confrontation scientifique et la vérification critique des résultats de l’enquête. Bon nombre des conclusions avancées par l’accusation n’ont manifestement pas résisté à l’épreuve du contradictoire, étant progressivement relativisées ou réfutées par les éléments de preuve apparus à l’audience ». C'est ce qu'affirme la criminologue Roberta Catania, psychologue légiste et experte de la défense dans le procès de Louis Dassilva pour le meurtre de Pierina Paganelli. « Il sera intéressant de lire, une fois les motifs rendus, l'évaluation des déclarations de la témoin Manuela Bianchi – poursuit Mme Catania. En l’absence d’autres éléments susceptibles d’en corroborer le contenu, ces déclarations ne se sont manifestement pas révélées suffisantes pour étayer une affirmation de responsabilité pénale » ou une accusation très grave, conclut-elle. « Il reste, en même temps, la conscience d’avoir contribué, grâce à un travail intense et rigoureux, à démontrer que le procès doit rester le lieu de l’établissement des faits et non celui de la confirmation des convictions ».
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