Rome, 3 mai (LaPresse) – « Pour moi, le chapitre Venise est clos, tout est désormais entre les mains du Palazzo Chigi ». C'est ce qu'affirme le ministre de la Culture Alessandro Giuli, qui, dans une interview accordée à La Repubblica, fait le point sur la Biennale d'art de Venise après l'envoi de commissaires du MiC la semaine dernière à la suite de l'affaire du pavillon russe. Au sujet de son amitié avec le président de la Fondation, Pietrangelo Pietrangelo, Giuli précise : « C’est un mauvais frère, mais un mauvais frère reste un frère. Il a été victime d’un fantasme pacificateur, il voulait l’ONU de l’art, il a fini par se bercer d’illusions en pensant pouvoir faire de la politique étrangère. Mais cela relève du gouvernement et du Parlement ». Demain, selon le quotidien, le ministre transmettra à la présidence du Conseil le procès-verbal de l’inspection envoyée à la Biennale mercredi dernier. Y a-t-il une hypothèse de mise sous tutelle ? « Elle n’a jamais été envisagée. Il n’y a aucune raison de déstabiliser la situation. Buttafuoco n’est pas un martyr du djihad, c’est mon cher Ciccio Tumeo », poursuit Giuli, selon lequel « la fondation lagunaire n’est pas un État souverain, Buttafuoco a dû se tromper. À force de revendiquer son autonomie, il s’est même mis lui-même sous tutelle ».

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