Milan, 30 mai (LaPresse) – « Même si Meloni s'efforce de dissimuler les revirements de son gouvernement — divisé sur tout, de la politique étrangère à l'économie —, on a désormais compris en Europe qu'on ne peut pas faire confiance à l'Italie : ce qui pose un sérieux problème lorsqu'il s'agit de négocier ». C'est ce qu'affirme Enzo Amendola, député du PD et ancien ministre des Affaires européennes, dans une interview accordée à La Repubblica. « Si elle épousait la position de FI, elle risquerait de rompre avec la Ligue, qui est un parti pro-russe, et vice versa. Par ailleurs, l'hostilité de Salvini est inutile, elle ne lui sert qu'à marquer sa proximité avec Poutine », affirme-t-il. « Je rappelle que l’Ukraine a déposé sa candidature en 2022 et que les négociations ont débuté en 2024 : le processus est lancé. Et l’ambiguïté de la Première ministre nous fera perdre la face auprès de nos partenaires européens », souligne-t-il. « Je ne cache pas qu’il y a eu des divergences par le passé sur l’Ukraine, y compris sur l’aide militaire : mais maintenant qu’une perspective de négociation sur l’adhésion s’est ouverte, nous ramons tous dans la même direction », ajoute-t-il. « Et en effet, Conte n’a pas dit qu’il était contre, il a seulement soulevé la question des délais et des modalités pour y parvenir : un processus qui, comme le savent bien les pays des Balkans occidentaux, prévoit des étapes. La coalition progressiste est pro-européenne ».

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